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Catégorie : Dollykitten en Nouvelle Zélande

Les aventures de Dollykitten, épisode 6

CE N’EST PAS LA DESTINATION MAIS LA ROUTE QUI COMPTE

Ma voiture était prête à partir, mes bagages étaient embarqués, les playlists à jour et ma motivation à bloc. J’étais passée dire au revoir à Suzana et sa famille avant de démarrer mon Road Trip. Elle m’avait aidé à mettre en place mon itinéraire et à choisir les auberges de jeunesse dans lesquelles je pouvais séjourner.

Ma première étape était d’aller à Matamata ou plus spécifiquement Hobbiton le village des Hobbits du seigneur des anneaux. J’étais vraiment excitée à l’idée d’aller le visiter. Je ne suis pas une grande fan du Seigneur des Anneaux mais ces films me rappellent de bons moments partagés en famille les dimanches après-midi. Je réservais donc en ligne mon auberge pour le lendemain à Rotorua, ma prochaine étape après Matamata.

J’avais l’impression de partir pour une aventures avec ma petite coccinelle et mes bagages à l’arrière, c’était vraiment grisant. J’étais contente de pouvoir enfin quitter Auckland, je n’attendais qu’une chose : découvrir les magnifiques paysages de la Nouvelle-Zélande dont tout le monde parlait!

Le trajet jusqu’à Hobbiton était assez rapide, arrivée sur place j’allais acheter mon ticket pour ensuite attendre devant le bus qui nous emmenait directement sur le site du film. Sur le trajet Peter Jackson nous parlait sur un petit écran du bus avec en fond les bandes son du film, ce qui mettait tout de suite dans l’ambiance.

J’eus mon tout premier émerveillement en voyant les majestueuses collines vertes qui se dressaient tout le long du chemin, c’était pour moi l’image que j’avais en tête de la Nouvelle-Zélande ! Elles étaient semées de moutons qui se baladaient un peu partout en liberté, y compris sur la route ! Je n’avais encore jamais expérimenté le fait d’être ralentie par un troupeau de moutons presque sauvages…

Quelques minutes plus tard le bus nous déposait à l’entrée de Hobbiton et la guide commençait à nous expliquer l’histoire autour de la construction du village et des décors. Pour l’anecdote, le village avait été retiré après le tournage du film, mais tellement de touristes avaient tenté de le retrouver par la suite que la production avait décidé de le reconstruire à l’identique. J’avais l’impression d’y être, c’était comme si j’étais devenue une actrice du seigneur des anneaux pour une après-midi.

Je portais ma robe verte préférée pour l’occasion qui me donnait des airs de dame celte avec le laçage à l’avant et mes cheveux roux. C’était l’occasion de faire de jolies photos devant les petites maisons, la plus attendue étant bien entendu celle de Frodon, j’y serais bien restée dormir pour quelque temps. Et comme j’étais l’unique personne du groupe à ne pas être accompagnée pour la visite, c’est donc la guide qui prenait toutes mes photos!

La fin de la visite se terminait dans une taverne à l’ambiance bien celtique où nous attendait notre verre de cidre ou de bière. Tout était fait pour baigner le visiteur dans le monde du Seigneur des Anneaux, j’avais l’impression d’être de retour en Irlande ou en Bretagne, je me sentais comme chez moi et je n’avais aucune envie de partir.

Une fois retournée au bus après ces deux heures de visite je restais imprégnée de la magie du lieu et je rejoignais ma voiture pour continuer mon voyage en direction de Rotorua la ville aux Piscines d’eau thermale Je conduisais avec le couché de soleil qui m’accompagnait et de la musique celtique dans les oreilles pour continuer de rêver tout en conduisant.

Arrivée dans la villes des Hot Pools une odeur d’œuf pourri me frappait alors le nez. C’est à ce moment-là que je me souvenais que Suzana m’avait prévenu. La ville se trouve au centre d’un volcan, les gazs naturels présents dans le sol de Rotorua remontent créant cette odeur de soufre particulièrement étrange. Essayant de mettre cette odeur d’oeuf de côté et comme il faisait nuit je décidais de ne pas m’attarder dans le centre-ville et je me rendais directement à l’auberge de jeunesse.

C’est un homme plutôt jeune à l’allure vraiment relaxée et sympathique qui m’accueillait chaleureusement. J’avais réservé une chambre de 6 et d’après lui j’étais seule pour la nuit. Il me fit visiter l’auberge et m’expliqua qu’une petite piscine d’eau chaude était à disposition pour les visiteurs. L’auberge était chaleureuse mais me faisait penser à une sorte de maison hantée, les sols étaient en moquette rouge avec du papier peint de couleur foncée. Les couloirs étaient nombreux et étroits j’avais un peu de mal à retrouver ma chambre.

Fatiguée par la route et la journée je m’empressais de récupérer mes affaires dans la voiture, j’enfilais mon maillot et je plongeais dans la petite piscine d’eau particulièrement chaude après m’être perdue dans les nombreux couloirs et passages de l’auberge. Un énorme sentiment de zénitude et de vacances m’avait alors envahi et je savourais délicieusement mon bain avant d’aller me coucher totalement épuisée et ravie par cette première journée.

Je me réveillais le lendemain bien reposée et je me préparais à partir pour visiter la ville. Au vu du torrent d’eau qui tombait il était préférable d’aller prendre un petit déjeuner dans un café et de réfléchir à ce que je pouvais faire de ma journée avant de reprendre la route pour Taupo.

Rotorua est une petite ville dont le tour se fait rapidement. Il m’avait fallu juste le temps de chercher un café pour totalement exploser le miroir de mon rétroviseur en dépassant un camion. Je n’ai pas encore trouvé pourquoi mais je suis certaine que ça n’est pas de ma faute, parce que ça n’est jamais de ma faute (mais bien sûr…)! En bref, je venais d’ajouter une nouvelle Marionnade à mon tableau.

Une fois le café trouvé et le petit-déjeuner avalé j’avais une mission en tête: trouver un garage disponible le plus vite possible et repartir en vadrouille.

Après pas moins de 6 garagistes différents visités, je finissais par obtenir un rendez-vous pour le remplacement de mon miroir l’après-midi même, mais à Taupo, ma prochaine étape de voyage.

C’est ainsi que je fis mes adieux à Rotorua pour reprendre mon aventure. Une fois arrivée je me rendais tout d’abord au garage puis à ma nouvelle auberge de jeunesse. J’avais réservé une chambre dortoir de 6 personnes en espérant m’y retrouver seule à nouveau comme la nuit précédente. En y faisant le tour je faisais la rencontre d ‘un groupe de français qui semblait y vivre de façon permanente. J’avais décidé de rester avec eux pour faire connaissance et ne pas rester seule dans ma chambre.

Je passais donc ma soirée ce groupe, l’ambiance était décontractée, certains jouaient de la guitare, chantaient et buvaient. La plupart d’entre eux travaillaient à l’auberge ce qui leur permettaient de ne pas payer l’hébergement.

À 23h30, je décidais finalement d’aller me coucher en espérant que les personnes potentiellement présentes dans la chambre seraient déjà en train de dormir. En arrivant, j’eus le bonheur de constater que j’étais seule.

Toujours éveillée c’est à 1h45 du matin que j’entendis d’abord du bruit dans le couloir puis quelqu’un qui semblait essayer d’ouvrir ma porte. SURPRISE 5 hommes âgés d’environ une quarantaine d’années débarquaient dans la pièce. Ils semblaient étonnés de me voir et le malaise se fît bien sentir. Après qu’ils se soient finalement installés, je finissais par m’endormir.

Deux heures plus tard, je me réveillais totalement paniquée en criant de peur et réveillant ainsi mes compagnons de chambrée qui apeurés avaient tous allumé les lumières. Je pense qu’ils se souviendront de cette mésaventure quelque peu « malaisante »…

Une fois préparée, je décidais malgré le mauvais temps persistant d’aller visiter un endroit qu’un ami m’avait conseillé. Il s’agit d’impressionnantes chutes d’eau se trouvant à Taupo appelée HUKA FALLS. Elles sont d’autant plus impressionnantes quand le ciel est noir et que la tempête fait rage. J’avais enfiler mes bottes de voyage pour affronter la météo et profiter de la vue.

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Tout de même déçue par le mauvais temps qui ne m’avait pas permis de profiter pleinement de Rotorua et Taupo, je décidais de continuer ma route. En chemin je m’arrêtais aux superbes cascades WAIPUNGA FALLS. C ‘était une magnifique surprise, je ne m’attendais pas à être autant impressionnée. Elles m’avaient rapidement fait oublier ma déception et m’avait donné davantage d’énergie pour continuer ma nouvelle vie d’aventurière.

Je continuais ma route vers la ville de Napier qui s’avérera être une des meilleure expérience de mon voyage.

Suite au prochain épisode…

Dollykitten

26 décembre 201921 mars 2020

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Les aventures de Dollykitten, épisode 5

UN PREMIER PAS DANS LE VINTAGE

Aujourd’hui nous sommes en novembre et je suis de retour à Auckland. Mais depuis mon dernier séjour dans cette ville j’ai vécu une des meilleures périodes de ma vie. Ça fait 5 mois que je suis arrivée en Nouvelle-Zélande. J’ai rencontré énormément de personnes tout au long de mon voyage à travers le pays et j’ai beaucoup appris sur moi-même. Alors retournons 4 mois dans le passé pour vous raconter la suite de mes aventures à Auckland.

Dans la vie il faut parfois pouvoir compter sur sa chance. La mienne a été de rencontrer les bonnes personnes au bon moment. Est-ce que vous vous rappelez de l’anecdote concernant la réservation de mon auberge de jeunesse ? Je m’étais retrouvée obliger de demander de l’aide à une pin-up d’Auckland avec qui j’étais en contact sur Instagram afin qu’elle puisse prévenir l’auberge de mon erreur de réservation. Finalement lors d’un après-midi nous avons pu faire connaissance en personne. Son nom est Suzana, c’est une adorable brésilienne arrivée en NZ il y a 5 ans. Elle m’a également présenté son mari Lucio et ils m’ont proposé d’aller dîner chez eux. Nous nous sommes tout de suite extrêmement bien entendus, ils formaient avec sa fille une jolie petite famille. Nous nous sommes vus à plusieurs reprises et me sachant seule à Auckland ils m’ont pris sous leur aile pour m’aider à bien démarrer ma nouvelle vie. Ils m’ont proposé de m’héberger quelques jours, le temps pour moi de trouver une voiture et démarrer mon voyage vers l’île du Sud.

Nous avons aussi pu en profiter et visiter ensemble certains endroits mythiques d’Auckland comme Mount Victoria, Takapuna Beach ou Devonport. Elle m’a ensuite présenté à ses amies pin-up pendant un concert Rockabilly durant lequel j’ai également fait la connaissance du groupe Boom Boom Deluxe.

J’étais vraiment heureuse de pouvoir rencontrer d’autres passionnées de vintage. En discutant avec ses amies nous nous sommes aperçues que nous nous étions déjà rencontrées à Las Vegas quand Soda Fontaine, la meilleure amie de Miss Victory Violet, m’avait présenté au groupe de Pin-up de Nouvelle-Zélande lors du festival Viva Las Vegas.

Suzana et moi sommes allées une semaine plus tard à un marché vintage où j’ai pu à nouveau retrouver Frantasy Island la gagnante de Miss Viva Las Vegas 2018 avec qui j’ai beaucoup discuté et vraiment sympathisé.

Je profitais de ces premières rencontres pour donner rendez-vous autour d’un café à d’autres passionnées telles que Velvet Decollette, Amber La Vintage ou à nouveau Soda Fontaine. Elles étaient toutes plus adorables les unes que les autres.

J’avais même pu organiser mon premier shooting avec un français rencontré plus tôt à l’auberge de jeunesse. Ma vie Néo-Zélandaise commençait à prendre un tournant intéressant et familier avec toutes ces rencontres et ces événements vintage. Je faisais le tour des magasins de seconde main et des friperies du centre ville. Au fur et à mesure que j’effectuais mes achats je réalisais que les prix restaient vraiment corrects pour une française dépensant son porte monnaie européen. Nous avons la chance d’avoir l’Euro qui est une des monnaie les plus fortes au monde donc tout paraît moins cher une fois arrivée en Nouvelle-Zélande. Je me projetais un peu comme Julia Roberts dans Pretty Woman. Cependant en discutant avec les locaux et les français installés ici ils m’expliquaient que quand on travaille dans le pays et qu’on touche sa paie en Dollars NZ tout paraît d’un coup beaucoup plus cher.

Je devais m’équiper pour le rude hiver sur l’île du Sud c’était mon excuse pour faire les magasins. Je dénichais donc un manteau en (fausse) fourrure pour me tenir chaud pendant mon prochain voyage et des bottes en cuir qui s’avéreront particulièrement utiles par la suite.

Au fur et à mesure que le temps passait je remarquais que les vêtements que j’avais emporté de France devenaient de plus en plus serrés… J’aurais pu rejeter la faute sur la machine à laver qui aurait délibérément rétréci mes jupes bien entendu… mais en fait je vivais dorénavant dans une maison brésilienne passionnée de cuisine! Les plats étaient aussi variés et gourmands les uns que les autres. Tous les jours je mangeais particulièrement bien (et beaucoup j’avoue!) d’autant plus qu’histoire de donner le change je leur faisais régulièrement des crêpes et du Far Breton pour faire honneur à mes origines, et parce que c’est aussi la seule chose que je sais cuisiner…

Je me devais de profiter de cette bonne nourriture si bien préparée par mes amis brésiliens car la nourriture des kiwis n’est franchement pas très raffinée et se résume davantage à la junk food (comme par exemple les Fish’n Chips), les nouilles, l’agneau et les tartes.

Je profitais de mon séjour chez eux pour démarrer mes recherches de voiture. J’avais la chance d’avoir Lucio, le mari de Suzana, qui m’aidait et me conseillait pour trouver la meilleure occasion possible. J’aurais pu choisir de louer ou de voyager en van, mais après réflexion je me disais que d’acheter ma propre voiture serait la meilleure solution pour voyager tranquillement, prendre mon temps et pour m’installer ensuite là où le vent me porterait.

J’ai fini par jeter mon dévolu sur une Volswagen Beetle, c’était le rêve j’avais ma propre Coccinelle !! Le seul inconvénient de la voiture était que le contrôle technique (WOF) et l’enregistrement (REGO) n’avaient pas été fait et que je devais les faire moi-même.

Heureusement pour moi après vérification au garage la voiture était prête à rouler sans contre visite.

Toute contente je profitais donc de ma Coccinelle avec toutes les nouveautés qui vont avec : boîte automatique et conduite à gauche ! Mes premiers essais étaient dignes d’une débutante d’auto-école qui touchait un volant pour la première fois de sa vie. Je vous assure que Lucio qui m’accompagnait à ma première expérience n’était clairement pas rassuré, le pauvre. J’avais victorieusement réussi à n’écraser personne et à ne provoquer aucun accident.

Je devais ensuite équiper la voiture d’un autoradio. C’était sans compter ma chance légendaire : elle tomba en panne au milieu de la voie express dès le deuxième jour!

Il faut savoir que la panne est une de mes pires phobies et je la vivais actuellement dans un nouveau pays. Heureusement pour moi la veille j’avais souscrit à une assurance (qui n’est pas obligatoire en NZ) que je m’empressais d’appeler.

Je n’avais aucune idée de l’endroit exact où je me trouvais à part que j’étais au milieu d’une sorte d’autoroute et que j’avais peur qu’une voiture n’arrive trop vite et me percute. Mais heureusement un couple s’est arrêté pour m’aider et je les laissais expliquer ma situation au téléphone avec l’assurance. Beaucoup de personnes avaient ralenti pour me demander si j’avais besoin d’aide, j’étais vraiment touché de sentir autant de solidarité. Finalement le couple décidait de tracter ma voiture pour la sortir de la voie express et me mettre à l’abri le temps que la dépanneuse arrive.

Après une heure d’attente seule dans le froid les dépanneurs sont arrivés, ont tenté de trouver d’où provenait la panne et m’ont laissé repartir après un changement de batterie. La voiture s’est arrêtée à nouveau après 2 minutes de conduite. D’autres personnes ont tenté de m’aider le temps que la remorqueuse arrive et qu’elle l’emmène cette fois-ci directement au garage.

Je la récupérais après une semaine d’attente pour qu’elle retombe finalement en panne une troisième et dernière fois. Il s’agissait en fait de ma jauge d’essence qui ne fonctionnait pas. Cet enchaînement de pannes m’avaient au moins permis d’apprendre à gérer mon angoisse !

Durant toutes ces péripéties Suzana continuait de m’héberger, je devais initialement rester une semaine chez eux. Finalement je suis restée trois semaines. Nous nous sommes extrêmement rapprochées et elle m’a beaucoup soutenue. Elle me répétait que je faisais dorénavant partie de leur famille ce qui m’a beaucoup touchée et m’a permis de gérer plus facilement mes difficultés de début de voyage.

Ma toute dernière semaine à Auckland je m’étais fais héberger par un ami rencontré plusieurs semaines plus tôt et qui vivait dans une cabane au milieu des arbres. Elle se trouvait en fait dans un centre de yoga et de relaxation, les douches et les toilettes étaient communs et se trouvaient eux-mêmes séparés des cabanes ce qui nous forçait à aller dehors y compris au milieu de la nuit pour les besoins urgents ! La princesse que je suis aurait pu être exaspérée par ces conditions d’hébergement assez basiques mais au final je le vivais comme une semaine de vacance au milieu de la nature. J’ai absolument adoré rester dans cet endroit où la vie était vraiment agréables, je me réveillais avec le chant des oiseaux le matin et j’étais immergée dans la nature quand j’ouvrais les rideaux.

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Le fait d’être à nouveau plus proche des choses simples de la vie m’avait permis de me retrouver avec moi-même. J’écrivais et je lisais davantage. J’avais terminé « l’Alchimiste » de Paulo Coelho qui est devenu un de mes livres préférés, puis « le pouvoir de l’acceptation » qui faisait suite au « 5 blessures qui nous empêchent d’être nous-même » de Lise Bourbeau qui est ma référence aujourd’hui en matière de développement personnel. Ce séjour à Auckland se terminait au final parfaitement bien malgré les différentes péripéties.

J’étais restée à Auckland pendant un mois et demi le temps de régler les différentes formalités liées à ma voiture. Je pouvais enfin prendre la route pour démarrer mon Road Trip, le rêve pouvait commencer ! Mon programme était simple : rouler en direction de Wellington pour y rester quelques semaines et m’arrêter aux endroits les plus connus se trouvant sur mon trajet avant de partir pour l’île du Sud !

Évidemment d’autres aventures particulièrement cocasses arrivèrent par la suite mais je vous laisse le découvrir dans le prochain épisode…

Dollykitten

N’hésitez pas à cliquer sur le lien pour suivre mes aventures au quotidien !

27 novembre 201921 mars 2020

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Les aventures de Dollykitten, épisode 4

UN DEBUT DE NOUVELLE VIE

Je me réveille le lendemain enthousiaste et motivée, prête à profiter de ma nouvelle vie et découvrir la ville d’Auckland. J’ouvre les rideaux et là, catastrophe : grosses rafales de vent, tempête de pluie et ciel noir. Décidément cette nouvelle vie ne commence pas de la meilleure des manières. Allez, tant pis, aujourd’hui on se la jouera façon « chantons sous la pluie » avec le sourire aux lèvres malgré tout.

La chambre est composée d’un lit simple, d’un bureau, d’un frigo et attention, équipement indispensable en cet hiver 2019 : un ventilateur ! Je récupère donc de quoi prendre mon petit-déjeuner dans le frigo et descends, au deuxième étage où se trouvait la salle à manger commune, en pyjama Minnie s’il-vous-plaît !

Je m’installe et quelques minutes plus tard j’entends un langage très familier : des français se placent à ma table. Toute contente je leur dis naturellement « bonjour », comme si un lien invisible nous unissait, et nous entamons une conversation. C’est drôle cette facilité qu’on peut avoir à l’étranger d’aller discuter avec des gens de la même nationalité alors qu’on ne se serait certainement jamais adressé la parole en France !

Ils m’expliquent alors qu’ils sont arrivés quelques mois plus tôt. Ils voyagent avec un van et visitent à deux le pays, tout en travaillant de temps en temps dans des fermes et là où le travail se présente à eux. Je leur pose des questions sur ce qu’il y a à savoir quand on vient d’arriver en NZ. Ils m’expliquent aussi qu’il y a beaucoup de français et d’européens dans le pays et que la plupart voyagent de la même manière qu’eux, la Nouvelle-Zélande est le pays des randonneurs et des voyageurs. Nous finissons de discuter quelques minutes puis je termine mon petit-déjeuner et remonte dans ma chambre.

Une fois ma tenue fétiche enfilée : trench, chapeau et talons ; je suis prête pour ma journée. Je commande un Uber pour me rendre dans le CBD déterminée à franchir la première étape de mon installation en récupérant du réseau grâce à une nouvelle carte Sim.

Les gens dans le hall d’accueil de l’auberge me complimentent sur ma tenue et devinent que je suis française. Je ne comprends vraiment pas d’où leur vient cette idée, mon style est pourtant si discret et passe partout…

Au moment de sortir du bâtiment je tombe nez à nez avec l’américain rencontré la veille lors de mon arrivée. Nous parlons brièvement et je lui propose de nous rencontrer en fin de journée afin de faire plus ample connaissance. Nous échangeons nos coordonnées puis je file rapidement.

Mon Uber était arrivé, il me dépose 5 minutes plus tard en plein centre-ville au même endroit auquel je m’étais rendue la veille près du supermarché.

Quand on se retrouve seule à l’autre bout du monde la moindre chose peut facilement stresser, à cause notamment de la barrière de la langue et de la différence culturelle.

Malgré ça je suis prête pour ma première « aventure » : j’entre dans le magasin de téléphonie. Un vendeur tout sourire s’approche de moi et commence son discours commercial. Je le laisse parler en le regardant bêtement pour lui faire mine que je n’ai absolument rien compris. Il se met alors à rire puis reprend lentement en me demandant de quoi j’ai besoin puis me propose les différentes offres.

Après avoir fait mon choix nous débutons l’enregistrement de mes coordonnées et nous échangeons un peu. Il m’explique qu’il vient d’Iran. En repensant au chauffeur de taxi et aux personnes que j’avais pu observer à l’auberge et dans la rue je me fais la réflexion que la population à Auckland est particulièrement cosmopolite.

Une fois terminé, je commence à quitter la boutique, je jette un rapide coup d’œil à mon téléphone pour démarrer ma nouvelle carte et c’est alors que je me rends compte que je ne capte toujours pas de réseau !

Je vous laisse imaginer le changement d’expression sur mon visage passant du sourire joyeux à l’air totalement déconfis. Et soyons honnêtes : les choses auraient été trop faciles si tout avait fonctionné directement…

Un peu désemparée et en manque croissant de réseaux sociaux, je reviens vers le vendeur qui m’invite à m’installer.

En attendant j’utilise le Wifi pour rentrer en contact avec l’américain rencontré plus tôt. Celui-ci finit par me répondre et nous nous donnons rdv le soir même dans le hall d’accueil de l’auberge. Je précise qu’il ne s’agissait pas d’un rencard, pour ceux à l’imagination lubrique…

Je ne voulais pas sortir du magasin avant de pouvoir utiliser mon téléphone !

Après un coup de fil confirmant que mon abonnement n’avait pas fonctionné, je finis par repartir de la boutique, avec finalement une carte sim fonctionnelle 3 heures plus tard !

Je décide de flâner dans le centre-ville pour m’aérer l’esprit, tout en restant proche de ma zone de départ de peur de me retrouver perdue dans cette jungle urbaine. J’observe les personnes qui m’entourent, les différents magasins, l’architecture des bâtiments, j’écoute les gens parler dans la rue et je m’imprègne de l’atmosphère de la ville, tout est tellement différent.

Pour terminer cette journée je commande un nouvel Uber afin de rentrer. Je me fais la réflexion qu’à cette allure mes déplacements en ville risquent de me coûter la peau des fesses, mais pas les miennes, plutôt celles de Kim Kardashian…

Une fois rentrée et remontée dans ma chambre l’américain m’écrit pour me signaler qu’il est à l’accueil dans le hall et qu’il m’attend. Je redescends alors en 4ème vitesse en dévalant les escaliers 4 à 4 comme si ma vie en dépendait ! Enfin, ça c’est plutôt le scénario qui se déroule dans ma tête en attendant simplement l’ascenseur, n’exagérons rien tout de même, je porte des talons !

Je le rejoins et nous décidons d’aller acheter des boissons et de revenir ensuite à l’auberge pour nous poser dans la salle à manger commune. En France j’étais connue par mon entourage pour être une « saucisson addict » mais en Nouvelle-Zélande le saucisson ça n’existe pas alors l’apéro devra s’adapter lui aussi à la nouvelle « gastronomie locale »!

Nous commençons à discuter, j’apprends qu’il jouait au basket à Boston et qu’il travaillait également avec les adolescents dans les écoles. Ma première impression la veille était donc bonne. D’autres jeunes de l’auberge nous rejoignent pour prendre leur dîner. Nous entamons alors la conversation, les questions sont presque habituelles : d’où viens-tu, depuis combien de temps es-tu arrivé en NZ, que fais-tu ici etc. Ils viennent du Japon, de Suède et du Chili et la plupart sont là pour une année. J’ai l’impression de faire un tour du monde en prenant l’apéro ! A ce moment-là je suis vraiment contente de pouvoir rencontrer du monde si facilement.

L’auberge de jeunesse est certainement la meilleure des options quand on arrive dans un pays et qu’on ne connaît personne. Je me rends compte que même lorsqu’on est timide il est facile de lier contact dans ce type d’endroit. Nous vivons tous une expérience plus ou moins similaire et les gens sont vraiment ouverts d’esprit. La plupart ont un anglais approximatif ce qui a l’avantage de décomplexer et de permettre à chacun de s’exprimer, et il faut l’avouer : l’alcool rend toujours bilingue, c’est bien connu ! L’ambiance est donc tout simplement bon enfant.

Ma première semaine s’est déroulée tranquillement, j’ai pris petit à petit mes marques et j’ai rencontré tout un tas de personnes à l’auberge. Uber avait eu raison de mon compte bancaire, mes jambes avaient donc pris le relais. Je me rendais régulièrement dans le CBD à pied ce qui me permettait de profiter des découvertes de la ville d’autant plus que le temps à Auckland n’était finalement pas si mauvais.

Je me suis familiarisée petit à petit avec l’accent, mais c’était une des parties les plus ardue du séjour. En plus de prendre mes nouveaux repères je devais terminer mes démarches administratives pour ensuite démarrer la début de la véritable aventure. J’avais profité des compétences linguistiques de mon nouvel ami américain afin de lui demander de l’aide dans mes démarches. L’accent américain étant pour moi plus facilement compréhensible (merci à certains ex petits amis américains). Grâce à lui, mon parapluie mystérieusement disparu, était arrivé par magie jusqu’à l’auberge. De quoi rendre jalouse Mary Poppins…

Il m’avait aidé à remplir les papiers afin d’obtenir mon numéro IRD indispensable en NZ pour travailler et pour ouvrir un compte bancaire. Sa présence m’a donné surtout plus d’assurance et m’a vraiment bien aidé pour mes démarches.

Je me rend compte que des solutions se présentent toujours à nous peu importe la problématique. Il suffit de garder confiance en soi et de ne pas hésiter si besoin à demander de l’aide d’autant plus à l’étranger où tout nous est inconnu.

Dans mon entourage certains me disent que j’ai beaucoup d’audace pour partir à l’aventure à l’autre bout du monde. Je ne sais pas s’il s’agit de courage ou de folie ! Même si la langue ou la différence culturelle peuvent nous faire appréhender le voyage, je ne me trouve pas si courageuse quand je pense à ceux qui voyagent dans un van. Je n’ai franchement pas le cran des backpackers pour voyager comme ils le font et dormir tous les jours à l’intérieur de leur voiture toute équipée. Bon en même temps je ne suis pas non plus amatrice de grandes randonnées et de camping en tente l’été, une diva ça ne dort pas par terre dehors tout de même !

Même si voyager en van est souvent la solution la plus économique pour profiter d’une totale liberté et d’une belle découverte de la nature, je suis bien trop attachée à mon petit confort et à mes douches quotidiennes. En comparaison j’ai plutôt l’impression d’être la caricature de la fashionista-diva voyageant avec une armoire sur le dos, le tout en chapeau et talons.

Il s’agit peut-être au final juste d’envie : quand on veut vraiment quelque chose on met tout en œuvre pour y arriver… De plus voyager c’est aussi réussir à dépasser ses peurs, ses limites et ouvrir la porte à de nouvelles opportunités pour un enrichissement personnel. Il n’existe pas de formule de voyage parfaite, nous l’adaptons juste à nos moyens, nos envies et notre tempérament. Alors je ne culpabilise pas de voyager tout en gardant un certain confort, même si j’ai conscience que le budget est alors différent.

Certains décident de voyager en van tout en travaillant dans des petits boulots en alternant parfois les périodes de travail avec celles de voyage. D’autres travaillent dans un premier temps puis décident de visiter le pays. Personnellement je préfère prendre mon temps pour appréhender la langue et la culture. Puis démarrer mon voyage et ensuite travailler et m’installer. Chacun son rythme, chacun sa manière de voyager, chacun son aventure !

Dans tous les cas quand vous discutez avec les personnes qui ont voyagé dans leur vie, rares sont celles qui vous diront qu’elles le regrettent…

Mes prochains objectifs sont simples : rencontrer le plus de monde possible, trouver une voiture et quitter Auckland pour commencer ma nouvelle aventure. Mais vous vous doutez bien qu’avec moi rien n’est si facile !

Vous pouvez suivre en direct mes aventures sur ma story Instagram.

Et retrouver mes derniers shootings en Nouvelle-Zélande sur ma page Facebook.

11 septembre 201921 mars 2020

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Qui se cache derrière Rocka’Berry ? Je suis Emilie-Jade alias MissCandyGoldie, j’ai 26 ans et je suis la gérante de la boutique vintage & rétro Rocka’Berry.  Il y a plusieurs raisons pour lesquelles j’ai choisi ce pseudonyme pour mon alter ego de Pin-up moderne. Candy est tout simplement l’un de mes autres prénoms. Il évoque… Lire la Suite →

26 juillet 202426 juillet 2024

La Redac’

Coup de cœur pour Kalypso

Hey salut à toutes et à tous, c’est Dita Von Frite. Et oui, je suis encore en vie ! Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous un véritable coup de cœur que j’ai eu pour la marque Kalypso. Une fois n’est pas coutume, j’ai découvert la marque sur Vinted en achetant un maillot de bain… Lire la Suite →

17 décembre 202317 décembre 2023

thepulpproject

Bijoux

Lydie Cherry Création

Pour mettre des paillettes dans ta vie c’est ici

Beauty Queen

Fatal Vamp : tenterez-vous l’expérience du coaching photo ?

Fondée par Julie Von Trash, Fatal Vamp propose deux fois par an des sessions de photothérapie sur 3 jours, ouvertes aux modèles et aux photographes. L’objectif de ces workshops est à la fois de permettre aux photographes, amateurs comme professionnels, d’améliorer leurs techniques auprès de photographes référents et aux modèles de bénéficier de différents coaching… Lire la Suite →

22 juin 202320 juin 2023

La Redac’

Les questionnements de Miss Coco Champagne : La féminité pour vous, c’est quoi ?

Démarche chaloupée, talons hauts et rouge à lèvres… Sont-ce là des critères absolus signifiant féminité ? Mais c’est quoi la féminité en 2022 ? Féminité ou virilité sont des termes qui, inconsciemment, évoquent un autre temps, une époque où la domination masculine était à son comble et où la femme était enfermée dans des carcans… Lire la Suite →

3 novembre 202214 octobre 2022

Fred

Accessoires

Tiki Ema

Pour personnaliser tes tenues c’est ici

Les aventures de Dollykitten

Les aventures de Dollykitten épisode 12

La fin de l’aventure approche. Avant d’y être, j’avais une idée plus ou moins vague de ce qui m’attendrait en Nouvelle Zélande. Je pensais voyager partout, en Asie, en Australie, dans les îles Fidji ou encore en Nouvelle Calédonie. Je pensais que je rencontrerais l’amour, peut-être un maori, et que ma vie se déroulerait comme… Lire la Suite →

15 novembre 202016 novembre 2020

thepulpproject

Les aventures de Dollykitten épisode 11

Bilan d’une année d’aventurière vintage en Nouvelle Zélande Aujourd’hui, le 7 Juin 2020, cela fait un an que j’ai mis les pieds sur les terres de la Nouvelle Zélande alors j’ai décidé que cet article serait un peu différent des derniers. Je continuerai de vous raconter la suite de mon périple dans l’île du Sud… Lire la Suite →

7 juin 202024 juin 2020

thepulpproject

Décoration US

Hot Rod Spirit

Le meilleur de la déco US 50s c’est ici!

More PUL&P Please

Rejoignez le Elsass Rock & Jive Festival à Illkirch en Mai 2025

Le Elsass Rock & Jive Festival revient avec plein de surprises et de nouveautés du 07 au 11 mai 2025 à l’Illiade à Illkirch(67) ! 8000m2 dédiés aux amoureux du rétro, des pin-ups, du burlesque et du rock’n’roll! Un site qui s’agrandit pour recevoir plus de visiteurs et de véhicules, mais surtout qui permet l’ouverture… Lire la Suite →

20 février 202517 février 2025

La Redac’

Carca Vintage : Concerts, Burlesque et Culture des Années 50

L’événement le plus rétro du sud dédié aux passionnés de vintage, de Pin Up, de cabaret burlesque et de rock’n’roll est le Festy Burlesque de Carcassonne. Cet événement annuel rassemble des milliers de visiteurs venus de toute la France et de l’étranger pour célébrer la culture vintage des années 1920 à 1960. Le salon Carca… Lire la Suite →

13 février 202531 janvier 2025

La Redac’

Challenge

Miss Pin Up France est partenaire de PUL&P

Découvrez le site Miss Pin Up France en cliquant ici

What’s up PUL&P?

Et si Miss Béthune Rétro 2024 c’était vous ?

Salut les PULPies, on a une super nouvelle pour vous. Le concours Miss Béthune Rétro revient cette année avec une nouvelle formule portée par l’association les Pin-up du Monde. Vous pouvez dès à présent vous inscrire au concours ! Vous vous sentez glamour, élégante et rétro. Vous êtes pleine de pep’s et le rock’n roll… Lire la Suite →

9 juin 20249 juin 2024

thepulpproject

Qui sera Miss Paris Pin-Up ?

Le 22 juin prochain aura lieu le premier concours Miss Paris Pin-up dans le cadre des Pin-up Games, un nouveau concept d’élection basé sur les compétences des candidates. Au programme de ces Jeux olympiques de la pin-up, des épreuves de vitesse telles que l’enroulement des bigoudis ou l’enfilement de bas couture en maintenant la couture la plus droite possible. Ce concours se déroulera au théâtre… Lire la Suite →

2 juin 20241 juin 2024

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