Mata Hari partie 3
Quand la guerre de 14 éclate, Mata n’a que faire du conflit, et semble ne pas se rendre compte de la gravité de la situation. Elle est plutôt en rage contre cette fichue guerre qui menace de foutre en l’air son business : les salles de spectacle ferment et les hommes partent au front. L’unique question qu’elle se pose : « comment vais-je maintenir mon train de vie ? ».

L’espionnage semble être la solution, car elle a les atouts : ses nombreux « amis » officiers allemands et français, la possibilité de voyager en tant qu’artiste, la citoyenneté d’un pays neutre, et a l’avantage de parler plusieurs langues.
En 1915, ce sont les allemands qui la recrutent, elle devient l’agent H21, sa mission, recueillir les confidences sur l’oreiller… Elle ne voit que le côté lucratif de sa mission, d’ailleurs, l’importance de ce qu’elle receuille est assez limité, elle n’arrachera aucune info de valeur.
En 1916, le capitaine Ladoux, chef du contre-espionnage français s’intéresse au profil de Mata Hari. Il lui propose de devenir agent double. Mais se rend-elle réellement compte des risques qu’une femme dans sa position prend ? Pas vraiment. Pourtant mise en garde, encore une fois, sa soif financière est plus forte. Avec aplomb et un certain culot, elle annonce qu’elle le fera mais pour un million !! Un million de francs ! Rien que ça !!! Elle a besoin de beaucoup d’argent.

Elle vient de s’enticher d’un soldat russe, Vadim Maslov (de 20 ans son cadet) profitant de la générosité de sa maîtresse. Il lui coûte très, très cher. Avec un million de francs, adieu la vie de mondaine vive la vie de couple insouciante avec Vadim, c’est le prix pour se racheter une nouvelle vie d’épouse respectable. Contre toute attente, elle est amoureuse, elle pense mariage et souhaite faire un trait définitif sur la prostitution. Le capitaine Ledoux accepte le marché, mais il ne la paiera seulement quand elle aura rempli sa mission…
Relecture The Trust Maker



C’est l’hystérie.
Avec le vilain trait de caractère hérité de son papa, Margaretha, alias Lady Mac Leod, alias Mata Hari, avec sa folie des grandeurs grandissante, est prête à tout pour soutirer un max d’argent à ses amants. Sans réel scrupule. Peu importe leur âge ou leur physique, peu importe qu’ils soient ministres, députés, commerçants, ou petits patrons, ce qui compte, ce qui est le plus important, c’est un portefeuille bien épais. Elle vend son corps aux plus offrants.
Avec l’arrivée du conflit en 1914, qui franchement ne la soucie pas plus que ça, elle va se trouver une autre activité, toujours attirée par l’attrait finacier…. Mais cela fera l’objet de la 3eme partie dédiée à la vie dissolue de Mata Hari…


Elle l’épouse et a deux enfants. Mais le prince charmant, n’est pas vraiment celui auquel elle s’attendait. Jaloux, violent, porté sur la bouteille et les femmes locales, elle décide de partir vivre chez un autre Officier hollandais bien plus « cool ».
C’est à cette époque qu’elle s’initie aux danses indonésiennes dans une compagnie locale, où elle choisit le pseudonyme de Mata Hari (l’œil du jour), qui signifie en indonésien, le soleil…