Durant la seconde guerre mondiale, le service WASP est sous-doté en moyens financiers et en personnels administratifs. Le moral des femmes engagées dans ce programme est encore entamé par le crash d’une des leurs et de son instructeur à proximité de Houston, Texas.

Les autorités militaires décident alors, comme pour les unités masculines, de créer pour le W.A.S.P. une identité visuelle, une mascotte ; c’est ainsi que Roald Dahl dessina le personnage de Fifinella et les studios Disney cédèrent en 1942 les droits de cette image aux aviatrices. L’écusson à l’effigie de petite femelle Gremlin en tenue de pilote orne donc l’épaule des W.A.S.P.

La militarisation de ce service débute à l’automne 1943 mais les engagées sont intégrées à la Women’s Army Corps et ne constituent donc pas un corps distinct. Les pilotes du W.A.S.P. furent réparties sur plus de 120 bases aériennes couvrant tout le territoire américain. Elles assurèrent plus de la moitié du transfert d’avions de combat, soient plus de 12000 appareils de 78 types différents utilisés par l’USAAF et 60 millions de miles en vol ; elles furent également affectées au remorquage de cibles pour les exercices de tir des pilotes masculins. Les plus qualifiées d’entre elles pilotèrent de nouveaux types d’appareils, dont les premiers jets.
En juin 1944 cependant, l’échec du projet de loi visant à donner le statut militaire au service marque un coup d’arrêt au programme, jugé inutile et coûteux par de nombreux politiciens. Le 20 décembre 1944, le W.A.S.P. est dissout sans qu’aucune reconnaissance ne soit témoignée à ses membres. Tous les documents concernant ce service furent classifiés pendant 35 ans. Plus de 900 femmes restèrent tout de même au service de l’armée jusqu’à la fin du conflit. Certaines ne quittèrent pas le milieu aéronautique en officiant comme instructeur au sein d’écoles de pilotage, en travaillant au profit de firmes aéronautiques ou en participant à de nombreux shows aériens.
38 aviatrices du W.A.S.P. ont perdu la vie en formation ou en service. Leur statut de personnel civil ne conféra pas les honneurs militaires à ces femmes, la bannière étoilée ne fut pas posée sur leurs cercueils…
En 1977, le président Jimmy Carter accorda aux membres du W.A.S.P. le statut militaire et en 1984, la World War II Victory Medal fut attribuée à chaque aviatrice, y compris à titre posthume.
Enfin, il y a dix ans, le président Barack Obama et le Congrès décernèrent aux femmes du W.A.S.P. la médaille d’or du Congrès; 200 femmes sont présentes le 10 mars suivant pour recevoir cette médaille des mains de la présidente de la Chambre des représentants.

Les aventures romancées et fictives de l’une de ces femmes participant à l’effort de guerre sont à découvrir dans la série BD Angel Wings, aux éditions Paquet. Vous y découvrirez les missions d’Angela Mc Cloud au-dessus du continent asiatique puis dans la zone Pacifique. Mais l’héroïne de cette série mène également une enquête aux implications bien plus personnelles… Le tome 6 des aventures d’Angela, intitulé Atomic (tome 6 d’Angel Wings, Yann et Romain Hugault, éditions Paquet 2019), est sorti le 27 novembre dernier, et l’auteur travaillerait déjà à une troisième trilogie.

Vous découvrirez dans ces albums scénarisés par Yann, illustrés et mis en couleurs par Romain Hugault que ce pilote et dessinateur aéronautique a également un grand faible pour les Pin-up et leur représentation.
Voilà qui laisse songeur…
Sur cette belle illustration, on vous dit à bientôt pour de nouvelles aventures.
Trixie Pearl et Fred










Malgré son style atypique de peintre naïf, haut en couleurs, chatoyant et fleuri, sa vie sera une suite de souffrances transcendées par la peinture et l’amour qu’elle porte à Diego Rivera. Autre drame de sa vie, Frida ne pouvant pas avoir d’enfants, donnera son amour maternel aux animaux. Dans sa maison bleue à Mexico, elle vivait en permanence entourée d’une vraie ménagerie.
Le pic de souffrance arrive en août 1953, on lui ampute sa jambe droite gangrénée. Cette opération apaise ses douleurs mais la plonge dans une profonde dépression, elle écrira dans son journal : « On m’a amputé la jambe il y a six mois qui me paraissent une torture séculaire et quelques fois, j’ai presque perdu la tête. J’ai toujours envie de me suicider. Seul Diego m’en empêche, car je m’imagine que je pourrais lui manquer. ».
Désormais il nous reste, lorsque l’on pense à Frida, sa silhouette dissimulée sous de longs jupons, dont le but premier était de dissimuler sa jambe atrophiée puis sa prothèse, et son visage scindé de fleurs. Avec une volonté certaine, Frida déclarait « Je peins des fleurs afin qu’elles ne meurent jamais. » Dans la vie, Frida portait aussi des fleurs dans ses cheveux, perchées comme une couronne sur sa natte, et elle cultivait un jardin rempli de roses, tournesols et cactus. Frida, en vraie femme-fleur, avait aussi ses « épines », aussi bien physiques que psychiques, et dans ses autoportraits, elle se représentait parfois portant un collier d’épines.