Women Airforce Service Pilots

Bonjour les Pulpies ! Pour ce nouvel article, nous avons décidé de vous parler du W.A.S.P..

Ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas ici des descendants de colons anglo-saxons protestants qui ont ensuite pour certains méchamment dérivé ! Pas plus que le groupe de metal californien, mené par Blackie Lawless.

Le W.A.S.P., c’est aussi le Woman Airforce Service Pilots, le Service des femmes pilotes de l’Armée de l’Air US, de ce côté de l’Atlantique. À noter que WASP est également la traduction de guêpe, doux mélange d’abnégation et de féminité.

Cette organisation, inédite à sa création, vise à rassembler des femmes pilotes civiles employées par l’USAAF au cours de la Seconde Guerre Mondiale. L’idée de cette unité a germé au cours de l’été 1940 quand deux pilotes, Jacqueline Cochran et Nancy Harkness Love proposèrent de mener des missions stratégiques et logistiques afin que les pilotes masculins ne se consacrent qu’au combat aérien. Leur démarche est fortement soutenue par la First Lady du moment, Eleanor Roosevelt, mais le chef d’état-major de l’USAAF refuse la proposition.

Jacqueline Cochran
Nancy Harkness Love

Face à cette fin de non-recevoir, Jacqueline Cochran se porte volontaire pour intégrer le Transport aérien auxiliaire (ATA) de la Royal Air Force britannique, où des pilotes féminines servent déjà. Plusieurs femmes américaines pilotent alors sous la bannière de l’Union Jack, aux commandes des avions les plus avancés de l’époque.

Parallèlement, Phoebe Omlie, une pilote civile, crée en 1941 un réseau de 66 écoles dans 46 états américains afin de former des femmes instructrices qui enseigneront ensuite aux hommes et aux femmes.

Après l’attaque de Pearl Harbor et l’entrée en guerre des Etats-Unis, l’Armée de l’Air US se rend à l’évidence : il n’y a pas assez de pilotes masculins. Le contexte mondial avait changé et il incitait les autorités civiles et militaires américaines à prendre cette initiative avec un peu plus d’application. En prévision de l’entrée prochaine des Etats-Unis dans le conflit mondial, la reconstruction militaire amena une augmentation spectaculaire des activités à tous les échelons des forces armées. Ainsi, l’USAAF procéda à l’engagement massif de pilotes masculins afin de renforcer les unités combattantes mais parallèlement, de nombreux postes affectés à des tâches secondaires restèrent vacants par manque de personnel. Les missions de cette « main d’œuvre » manquante pourraient être remplie par des femmes…

À l’été 1942, le W.A.F.S. (Women’s Auxiliary Ferrying Squadron) dirigé par Nancy Harkness Love et destiné au transport aérien est créé. La pilote Jacqueline Cochran revient aux USA le jour même de l’officialisation du W.A.F.S. et prend la direction d’un second escadron, le Women’s Flying Training Detachment ou W.F.T.D. L’année suivante, les deux unités, jusque là indépendantes et quelque peu rivales, sont réunies sous la direction de J. Cochran pour devenir le W.A.S.P., basé à Avenger Field, Sweetwater, Texas.

Dans la perspective d’un engagement très militaire, 25000 jeunes femmes proposèrent leur candidature, seules 1900 furent acceptées et 1078 obtinrent leur brevet et ailes de pilotes. Le service regroupe donc des femmes pilotes dans l’aviation civile et commerciale auxquelles un entraînement pour apprendre à voler selon la réglementation militaire est dispensé. Hormis pour le combat aérien, cette formation ne diffère pas de celle fournie aux pilotes masculins. Leur solde s’élevait à 150 dollars par mois durant l’instruction et passait à 250 dollars dès l’obtention du diplôme. Le strict règlement leur imposait de payer leurs uniformes ainsi que l’hébergement. Les trajets durant les permissions étaient à leurs frais et l’armée ne leur fournissait aucune assurance. En 1943, l’instruction passa de 27 à 30 semaines incluant 180 heures de formation au sol et 115 heures en vol. Tout en gardant une certaine féminité, les engagées sont soumises au même régime militaire que les hommes : discipline, six élèves par chambrée, une salle de bains pour 12 filles, gymnastique, cross, entretien et inspection des bâtiments, exercices d’infanterie et défilés rythment leur quotidien.

Titulaire de leur licence de pilote, la majorité des diplômées a continué une formation de trois semaines à l’École des aspirants officiers d’Orlando.

Pour connaître la suite, rendez-vous la semaine prochaine à la même heure!

Fred et Trixie

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