5 choses que vous pensiez être bonnes pour la planète

La numéro 3 va vous surprendre…

J’avais envie de faire du « putaclic », ouais, en attendant vous êtes là et on va briser quelques mythes ensemble.

Vous êtes perdu.e.s et ne savez plus ce qui est vraiment bon pour la planète, s’il faut consommer plutôt bio ou local, si lire des livres tue des arbres ou si vous devez faire 1H de voiture pour acheter du shampooing plutôt que de le commander sur Internet ? J’ai moi-même fait des erreurs en matière de vivre éco-responsable, j’en fais sûrement encore et j’en ferai peut-être d’autres à l’avenir. Mais les erreurs permettent d’apprendre beaucoup de choses et d’aller en s’améliorant. J’ai d’ailleurs continué à apprendre lors de la rédaction de cet article.

Voici donc 5 actes que vous pensiez bons pour la planète, à tort.

Préjugé n°1:

« J’ai un joli petit lot de noix d’coco. J’en mets dans mes ch’veux, dans mes gâteaux. C’est super, c’est écolo »

Pourquoi, en fait, c’est même mauvais pour la planète ?

Enfin, sauf si vous trouvez un producteur de noix de coco près de chez vous…

On ne peut pas vraiment dire que ce soit aussi répandu que la culture du maïs en France.

L’huile de coco provient majoritairement d’Asie du sud-est, ça fait une sacrée empreinte carbone juste pour son transport déjà. Au même titre qu’à peu près tout ce qui pousse au bout du monde. Je ne suis pas pour une non-consommation totale et une abolition de l’importation, je prône plutôt le « moins c’est déjà mieux ».

La controverse actuelle autour de l’huile de coco est telle qu’elle pourrait se rapprocher de celle liée à l’exploitation de l’huile de palme, alors considérée comme un véritable désastre environnemental : producteurs exploités, importation polluante, exploitation des singes pour récolter les fruits dans certaines plantations, déforestation, utilisation de fertilisants et de pesticides polluants, l’huile de coco n’est donc pas un produit si « vert ».

Une solution ?

Arrêter de l’utiliser pour tout et n’importe quoi et revenir, simplement, à ce que vous faisiez avant. Consommez d’autres huiles comme celles de tournesols, d’olives, d’amandes douces en privilégiant celles produites sur le sol français ou, à la rigueur, européen. Toutes aussi efficaces voir meilleures puisque, contrairement à l’huile de coco, elles sont bien moins comédogènes sur votre peau et plus saines pour votre santé.

Il existe désormais de petits appareils, de la taille d’une machine à pain moderne, pour fabriquer vous-même vos huiles. Elles coûtent autour de 200 euros et vous permettent de réaliser des huiles de noix, de tournesol, de lin, d’amande, etc… pour une totale démarche écologique et zéro-déchets.

Préjugé n°2:

« Le café, le thé et le chocolat si c’est bio alors ça va »

Elève sérieux.se et motivé.e, peut cependant mieux faire :

Pareil que les noix de coco, ça pousse pas en métropole ça !

Difficile de s’en passer pourtant, alors effectivement si vous les choisissez bio, ça ira bien.

Mais vous pouvez aussi :

Réduire votre consommation et adopter de nouvelles habitudes en optant pour des produits cultivés en France.

La chicorée, dont la production est principalement concentrée dans les Hauts-de-France, où l’on ne fait donc pas que des moules-frites, de la bière ou des magnifiques pin-up de compétition, faisant ainsi de la France le premier producteur européen, reste une excellente boisson énergisante même sans contenir de caféine. Elle remplacera très bien votre café et est également meilleure pour votre santé puisqu’elle est moins transformée et comporte moins de substances nocives ajoutées.

Les plantes telles que la menthe, la lavande, le thym, le romarin, la mélisse, la camomille ainsi que les infusions de fruits séchés sont d’excellentes alternatives à votre thé, en plus d’offrir différentes vertus pour votre santé. Faites les pousser dans votre jardin ou même sur votre balcon.

Pour le chocolat ? Mise à part la caroube, dont le goût est très proche de celui du chocolat, il n’existe pour l’instant pas d’autre solution. En plus, ça pousse pas en France non plus, la caroube, donc c’est une alternative pourrie. Voici donc une super excuse pour continuer à manger plein, de chocolat ! Essayez juste de le choisir de la meilleure qualité possible et provenant de commerce équitable afin de ne plus encourager le travail très mal payé des ouvriers (quand ils sont payés…), l’exploitation des enfants et la déforestation.

Préjugé n°3:

« Acheter des livres sur Internet, c’est mauvais pour la planète ! Va plutôt chez un libraire »

Par votre cousin Jean-Sanlactoz qui vit dans le 6ème arrondissement parisien, à portée de métro des meilleurs libraires indépendants de France et de Navarre.

Pourquoi Jean-Sanlactoz devrait la fermer ?

Déjà parce que quand on a des parents suffisamment tordus pour vous donner un prénom pareil, il fait bon se faire discret.

Ensuite parce que Jean-Sanlactoz, lui, n’a pas besoin de se taper 1H de voiture depuis un village paumé pour trouver une librairie et donc, vider un quart du réservoir de sa vieille Clio, payer 7,70 euros d’autoroute, renverser un chevreuil / caribou / dahu / chien des enfers à trois têtes (choisissez l’option appropriée à votre lieu de vie), puis se cogner 20 minutes à tourner au ralenti sur un parking pour pouvoir se garer.

Elle est là, la pollution, pas dans ce bouquin que vous allez commander en ligne.

Comment on fait pour que Jean-Sanlactoz la ferme définitivement ?

Un bon coup de gourdin derrière les oreilles, ça a fait ses preuves. Mais la gourdinerie est à 3 jours de marche…

Ou sinon, on lui explique que oui, soutenir les libraires c’est super important mais que ce n’est malheureusement pas possible partout en France.

On choisit également de commander ses livres en ligne sur des sites de vente d’occasion tels que momox-shop.fr ou recyclire.com, qui embauchent aussi de vrais humains.

On télécharge la toute nouvelle application Book Village. Elle est géniale et vous permet de prêter, d’emprunter, d’échanger, de vendre et acheter des livres d’occasion aux lecteurs autour de chez vous. Ma nouvelle application préférée !

Enfin, on laisse Jean-Sanlactoz profiter de ses librairies indépendantes, dans lesquelles il entre avec son Mokaka Latte de chez Starbuck et on l’emmerde à notre tour avec les super producteurs locaux de fruits, légumes, oeufs, miel, etc autour de chez nous : chacun ses privilèges.

Préjugé n°4:

« Utiliser de l’eau potable et des nettoyants polluants pour laver ma voiture alors que tout ce que je lui demande c’est de rouler ? Jamais de la vie ! Baléjantes, elle restera sale ! » Par Bambi, cette écolo-chiante fainéante qui y voit également une perte de temps.

Pourquoi je ferais mieux de la fermer, moi aussi, sur ce coup-là :

Eh bien parce que j’ai eu tort ! J’étais mais absooo-luuuu-ment persuadée que nettoyer ma voiture n’avait pour intérêt que de la faire briller.

Il faut reconnaître que laver sa voiture peut ne pas être écologique du fait d’une grande consommation d’eau.

Alors, moi, je me suis dit : « La pluie, c’est gratuit, ça tombe du ciel et ça suffit souvent à un bon lavage ».

Sauf que… Une voiture, ça accumule sur sa carrosserie, dans ses jantes, tout un tas de polluants chimiques ou organiques tel que du fer, du nickel, du plomb, des résidus d’hydrocarbures qui, à chaque fois qu’il pleut, vont ruisseler et polluer partout où vous passez avant de rejoindre les nappes phréatiques.

Il vaut mieux nettoyer votre carrosse dans des stations appropriées pour que ces polluants soient canalisés et ne finissent pas dans la nature. C’est d’ailleurs aussi pour cette raison, malheureusement peu connue, que vous encourez une amende de 450 euros si vous lavez votre voiture chez vous plutôt qu’en station spécialisée : laver sa voiture chez soi, que ce soit dans la rue ou son jardin, est interdit afin d’éviter le déversement d’eaux usées et de polluants dans le réseau public (via les égouts notamment) et les nappes phréatiques. Pire, si le déversement est bien à l’origine d’une pollution, l’article L.216-6 du code de l’environnement prévoit une peine de 2 ans de prison et de 75 000 euros d’amende : ça calme, hein ?!

Qu’est ce qu’on fait, à part se mettre au vélo ?

On est bien d’accord qu’aller bosser ou faire son plein de course à bicyclette, ce n’est pas toujours envisageable et que, oui même si vous avez la fibre écolo, vous avez besoin d’une voiture.

Bonne nouvelle, il existe désormais des stations de lavage qui soutiennent une démarche éco-responsable afin de réduire au maximum leur impact sur l’environnement. Ces stations traitent 100% des eaux usées récupérées lors des lavages afin de les débarrasser des produits polluants qu’elles contiennent. Certains centres disposent même d’un système de recyclage de l’eau, pour limiter leur consommation.

Autre option : le nettoyage à sec grâce à des éponges spéciales vendues en magasins automobiles. Pas d’eau, donc pas de ruissellement, vous avez le droit de le faire chez vous cette fois. C’est vos voisins pro de la délation qui vont faire la gueule !

Préjugé n° 5:

« Les plastiques biodégradables sont une très grande avancée dans la cause environnementale. On va sauver les océans. »

Pourquoi on s’est tous fait avoir comme des bleus ?

Les plastiques certifiés « biodégradables » le sont en fait dans un temps considéré comme « acceptable » par les autorités en charge de ce label, et ceci dans des conditions bien spécifiques également. En effet, un matériau obtient sa formule « biodégradable » s’il se décompose sous l’action de micro-organismes tels que des bactéries, des champignons, des algues ou des lombrics présents sous certaines conditions de pH, de température et d’humidité dans un laps de temps de 12 mois maximum… Et bêh, ça en fait des « conditions » pour vraiment réussir à disparaître. Mais c’est pas grave hein, du moment que la formule magique « biodégradable » est inscrite dessus, tout le monde aura meilleure conscience, les licornes et les brontosaures reviendront à la vie, « le plastique c’est fantastique »… En attendant, dans la nature ou l’océan, il a largement le temps de faire des dégâts ou d’être ingéré par des animaux. Kikou les tortues qui ne savent pas faire la différence entre une succulente méduse, un sac en plastique traditionnel, et un autre en plastique biodégradable : « fallait manger du tofu ! »

Comment sauver les tortues de mer ?

Une seule solution : réduire sa consommation de plastique.

Et arrêter d’en jeter dans la nature à grands renforts de « c’est du plastique biodégradable, je peux m’en débarrasser sans me soucier du tri ».

Et je vous laisse sur cette très profonde citation : « Sortez-vous les doigts du cul ! »

Les photos de cet article sont signées Vincent SAB – Photos

Bambi Freckles

Publié par

Une réflexion au sujet de « 5 choses que vous pensiez être bonnes pour la planète »

  1. J’ai adoré ton article ! 😍 J’avoue que je n’aurais peut-être pas cliqué sans le titre, il est vrai, quelque peu « putaclic ». Mais, je serais passée à côté d’informations intéressantes écrites avec humour. Personnellement, c’est le quatrième préjugé qui m’a scotché…
    Le bonjour à Jean-Sanlactoz ! Et merci pour ce partage. 🥰

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