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Catégorie : Histoire

Les Rockettes : une tradition de Noël à l’américaine

Pulpies et Pulpos, nous sommes en décembre, et avec Noël qui approche à grand pas, j’ai pensé vous offrir quelque chose d’un peu différent ce mois-ci. Je vous parlerai donc d’un incontournable New Yorkais du temps des fêtes, les Rockettes du Radio City Music Hall.

Le projet d’une troupe de danse de précision américaine germa d’abord dans l’esprit du chorégraphe Russell Markert en 1922, après avoir vu les Tiller Girls, une troupe de danse britannique de ce genre qui se produisait déjà depuis la fin du 19e siècle, en spectacle au Ziegfeld Follies.

Les Missouri Rockets en 1925

Il faudra attendre 1925 avant que les 16 danseuses originales des Missouri Rockets ne donnent leur première représentation à St. Louis (la troupe augmenta en nombre avec les années pour atteindre 36 danseuses). La même année, la troupe se produisit à New York sur Broadway dans Rain or Shine, où l’impressario Samuel Lionel « Roxy » Rothafel les découvrit. Elle eut un succès instantané et Roxy se pressa de mettre la troupe de danse à contrat afin de toujours avoir un groupe de danseuse pour présenter un spectacle dans un de ses théâtres, le Roxy, qui ouvrit ses portes en 1927. Rothafel renomma alors la troupe de danse pour les Roxyettes.

Au début des années 1930, trois troupes de Roxyettes se produisaient à New York afin de répondre à la demande. Pour l’ouverture du Radio City Music Hall le 27 décembre 1932, Rothafel consacra deux des troupes pour le spectacle très attendu. En effet, 100 000 personnes demandèrent un billet, mais seuls 6 200 spectateurs en obtinrent un. Les Roxyettes présentèrent un numéro d’ouverture lors de ce gala sur la chanson With a Feather in Your Cap. C’est en 1934, après que Rothafel et le Radio City Music Hall aient mis fin à leur partenariat, que les Roxyettes deviendront les Radio City Music Hall Rockettes, nom que la troupe porte encore à ce jour.

Les Rockettes en 1944.

Dans les années 1940, les Rockettes furent appelées à se joindre aux spectacles bénévoles de l’United Service Organizations (USO) pour aider le moral des troupes armées américaines impliquées dans la seconde Guerre Mondiale. On les met aussi à contribution lors d’un événement de vente d’obligations de guerre aux côtés d’Eleonore Roosevelt au Madison Square Garden.

Rockettes Circle.

Dans l’Amérique d’après-guerre, on présente plusieurs nouveaux films au Radio City Music Hall, jusqu’à cinq représentations par jour, et les Rockettes font un nouveau spectacle pour chaque film, le présentant lors de chaque visionnement. On peut voir un exemple de ce que pouvaient être ces spectacles pré-projection dans le film Annie (1988). Lorsqu’un film ne réussissait pas au box-office, les danseuses se retrouvaient à apprendre de nouveaux numéros en urgence, quelque soit l’heure du jour. Le théâtre, muni d’un dortoir de 26 lits, d’une salle multi-service, d’une cafétéria, d’un atelier de couturières et d’une clinique médicale devient leur deuxième maison.

Avec l’avènement de la télévision dans tant de foyers, ce n’était qu’une question de temps avant que les Rockettes fassent leurs débuts au petit écran. C’est en 1957 qu’on peut les apercevoir pour la première fois dans le défilé de l’action de grâce des magasins Macy’s, ce qui devint une autre tradition New-Yorkaise à inclure la troupe de danse.

En 1967, suivant la tendance féministe de l’époque, les danseuses de la troupe gagnèrent leur combat pour se syndiquer et obtenir de meilleures conditions de travail après un mois de grève. Durant la décennie suivante, on commença à fermer le Radio City Music Hall pour de longues périodes. Afin de ne pas se retrouver au chômage, la troupe emmena son spectacle sur la route, se produisant entre autres à Las Vegas.

Les Rockettes et leur chorégraphe : Russell Markert

Bien des choses prennent du temps à changer chez les Rockettes. Le fondateur de la troupe Russell Markert en fut aussi le chorégraphe de 1925 à 1971. À l’origine, à des fins de conformité visuelle, les danseuses devaient toutes être caucasiennes, et mesurer entre 1.65 m et 1.73 m, avoir un joli visage et une figure attrayante, en plus d’avoir de l’expérience en ballet jazz et en ballet classique, et pouvoir donner des coups de pieds gracieux à au moins 15 cm au-dessus de leur tête. Depuis les années 1980, les origines ethniques se sont diversifiées et l’on retrouve aujourd’hui de Rockettes de toutes les origines mesurant aujourd’hui jusqu’à 1.79 m ; il y a même une Rockette handicapée d’une main qui danse pour la troupe maintenant.

Certaines Rockettes ont eu une carrière plus connue par la suite : on pense entre autres aux actrices Hollywoodiennes Lucille Bremer, Adele Jergens, Joan McCracken ou Vera-Ellen.

Les tenues de Noël des Rockettes

Au cours des années, les numéros et les costumes se sont multipliés. Les Rockettes ont été tantôt astronautes, soldats de bois, Geisha, Vahinés, sans parler des multitudes d’ensembles pailletés et coiffes à plumes conçues pour elles au fil des années. Pour leur 50e anniversaire en 1985, une exposition fut organisée afin de montrer tout l’historique des diverses productions. À quoi pourra-t-on s’attendre en 2025 pour leur 100e anniversaire?

Pour en savoir plus :

L’histoire des Rockettes

The Story of the Radio City Rockettes

1936-2000: The Radio City Rockettes In Photos

1936-2000: The Radio City Rockettes In Photos

Life Magazine – High Kicks and Hard Knocks: Inside Life With the Rockettes

High Kicks and Hard Knocks: Inside Life With the Rockettes

Wikipedia – The Rockettes

History of the Rockettes: Theatre Talk

Evie B. Sweet

24 décembre 202223 décembre 2022

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De l’Avent ou de Noël, histoire de la traditionnelle couronne

Il existe plusieurs histoires racontant l’origine de la couronne de Noël …

L’origine de la couronne de l’Avent (le terme d’Avent venant du latin adventus qui signifie la venue, l’arrivée), appelée aujourd’hui couronne de Noël, apparaît au temps des Romains avant d’envahir les pays germaniques et scandinaves. Pour retourner aux sources de cette tradition, il faut revenir au temps où l’on célébrait le solstice d’hiver.

Cette coutume visait à marquer l’espoir de la renaissance du soleil. Il s’agissait du Triomphe de la Lumière sur les Ténèbres, une célébration de la Vie.

Pour représenter cette renaissance, les Romains décoraient leurs maisons de feuillages et branchages de couleur verts incarnant l’espoir et la vie. Puis, afin de symboliser le renouvellement perpétuel de ce cycle de la vie, le peuple germanique tressait des roues de feuillages.


Saturnales de Roberto Bompiani (1821-1908)

Ces roues, ou couronnes, étaient ensuite offertes en cadeau que l’on devait accrocher si elles nous étaient destinées. En apportant cette dernière aux hôtes, ils leur présentaient des vœux de bonne santé. À la suite de cela, les Chrétiens se sont inspirés de cette fête païenne pour les traditions de l’Avent. Ainsi, la roue devient une couronne durant le 16ème siècle, la couronne de l’Avent.

Les croyants suspendaient cette dernière au plafond, ou la posaient sur une table, et ornaient cette dernière de quatre bougies marquant les quatre semaines de l’Avent. La tradition était d’allumer une bougie de plus chaque semaine.

Mais on attribue le plus souvent cette couronne au pasteur protestant allemand Henrich Wichern, éducateur social, qui crée au milieu du XVIIIe siècle un établissement pour accueillir des enfants très pauvres et des orphelins. Comme pendant la période qui précédait Noël les enfants étaient très impatients, il décida pour les occuper de fabriquer une couronne en bois et d’y placer vingt petites bougies rouges et quatre grands cierges blancs. Chaque jour de la semaine les enfants se rassemblaient autour de la couronne et ils allumaient une bougie de plus et chaque dimanche un cierge. C’était un moment de chants et de prières.

La popularisation de Noël et de sa couronne a enrichi cette fête d’une toute nouvelle signification : celle de l’hospitalité. Suspendue à la porte, elle diffuse la promesse d’un accueil chaleureux à ceux qui entreraient dans la maison, toujours dans l’esprit et dans la convivialité de Noël.

Cette couronne est constituée de plusieurs éléments exprimant chacun un symbole.

L’un des premiers symboles est sa structure en forme de roue qui représente le trajet du soleil, lequel, après s’être éloigné, reprend le chemin du retour tout en continuant sa course !

Cependant de nos jours, paradoxalement, de nombreuses couronnes de l’Avent ne sont plus en formes de roues, mais en ligne.

Ce n’est pas grave puisque l’essentiel est d’avoir les 4 bougies, que l’on allumera tour à tour chaque dimanche précédant la fête de Noël. Le premier dimanche de l’Avent, on allume une bougie, le deuxième dimanche de l’Avent on en allume deux etc….

Traditionnellement, les bougies sont rouges, couleur du feu et de la lumière. En Suède, elles sont blanches et évoquent la pureté tandis qu’en Autriche, elles sont violettes et symbolisent la pénitence.

Anecdote : Aux États-Unis, il y a une cinquième bougie fixée au centre de la roue qui représente le jour de Noël. Elle est allumée le 25 décembre avec les quatre autres bougies des quatre dimanches précédents.

Pour finir, la couronne est couverte de rameaux car le vert des rameaux évoque la naissance attendue de Jésus-Christ, l’enfant de la crèche. Cette naissance symbolise pour les chrétiens le renouveau de la terre entière. Avec le temps, les rameaux ont été remplacés par des branches de sapin.

Et aujourd’hui ?

Finalement, peu importe d’où vient réellement l’origine de cette tradition non ? Car de nos jours, la couronne de Noël est surtout un élément décoratif que l’on place sur sa porte pour symboliser l’entrée dans les fêtes de fin d’année et l’esprit chaleureux de Noël. Elle devient ainsi une façon d’accueillir ses convives, et un symbole d’hospitalité.

Quelle que soit la signification qu’on lui attribue, la couronne de Noël est un véritable élément de décoration qui participe donc à l’ambiance des fêtes.

Si vous appréciez l’esprit de la couronne de Noël mais que vous avez envie de changer un peu des traditionnels modèles en branches, sachez qu’avec un peu d’imagination, il est tout à fait possible de revisiter totalement la couronne de Noël classique, et décorer votre entrée avec une couronne qui change et qui va surprendre tout le monde !

Je vous présente ici une sélection de couronnes de Noël qui me plaisent bien et qui pourraient vous donner des idées !


La version Noël-kitsch

La version « Lady Pumpkin »

Pour les amateurs de bon vin
La Minimaliste
Celle qui se mange…

Et vous ? Couronne ? Pas couronne ? Si oui, dites-moi tout ! En ce qui me concerne je n’en mets jamais mais cette année je vais m’en fabriquer une bien bien kitsch et comme je suis gentille je vous partagerai le tutoriel.

Bisous-coude,

Mary Sue

23 décembre 20222 décembre 2022

Fred1 commentaire

Marlene Dietrich : L’ange bleu ou la Vénus blonde

Des actrices mythiques du 20e siècle, il en existe plusieurs, mais qui d’autre fit son entrée à Hollywood comme femme fatale en smoking et haut de forme? Je vous présente ce mois-ci une actrice d’origine Allemande, naturalisée Américaine et qui, francophile, finit ses jours à Paris : Marlène Dietrich.

Marie Magdalene Dietrich vit le jour le 27 décembre 1901 à Schöneberg en Prusse (aujourd’hui un quartier de Berlin en Allemagne). Sa mère, Wilhelmina Elisabeth Josefine née Felsing, est héritière d’une famille bourgeoise de joailliers et horlogers, tandis que son père, Louis Erich Otto Dietrich, est lieutenant dans la police impériale prussienne. Elle a une sœur aînée d’un an, Elizabeth. Les deux jeunes filles sont élevées de manière stricte dans une discipline quasi-militaire.

M. Dietrich décède malheureusement en 1907. Son meilleur ami, un capitaine de cavalerie du nom d’Eduard von Losch, épousera Mme. Dietrich (devenue von Losch) en 1914, mais sera tué sur le front en 1916 avant d’avoir pu officiellement adopter ses deux belles-filles.

Marie Magdalene décide à 11 ans de combiner ses deux prénoms en un seul et devient ainsi Marlene. Durant son adolescence, elle développera un goût pour les arts, particulièrement la musique et le chant. En 1918, elle poursuivra des études à l’École supérieure de musique Franz-Liszt de Weimar où elle apprendra le violon, en plus de commencer à exercer ses charmes légendaires sur les hommes ; en effet, son professeur privé de violon deviendra son premier amant, tombant à ce que l’on dit sous le charme de son regard de chambre à coucher. Il fut remercié lorsque l’on découvrit cette liaison avec une élève. À l’époque, Marlene envisage une carrière de violoniste d’orchestre ; elle obtient même quelques postes de violoniste pour des projections de films muets à Berlin, mais une blessure au poignet mit fin à ce rêve.

Au début des années 1920, Marlene entre dans le monde des cabarets, d’abord comme danseuse de troupe, puis comme chanteuse. Elle suit des cours de théâtre auprès de Max Reinhardt, ce qui lui permet d’obtenir de petits rôles au théâtre dans des revues humoristiques. En 1923, elle se retrouve pour la première fois dans une production cinématographique, Le Petit Napoléon.

En mai de cette même année, elle épouse Rudolf Sieber avec qui elle aura une fille, Maria Elisabeth Riva (née Sieber), née en décembre 1924. Le couple ne résidera ensemble que cinq ans, mais demeurera néanmoins marié jusqu’au décès de Rudolf en 1976.

Marlene Dietrich et Josef von Sternberg

Vers la fin des années 1920, Marlene enregistre ses premières chansons, ce qui la fera remarquer du réalisateur Josef von Sternberg. Ce dernier la mettra en vedette dans son film L’Ange Bleu (1929) où elle interpréte avec brio le rôle de Lola-Lola, une chanteuse de cabaret. Le film obtient un succès international et von Sternberg convainquît Marlene de venir s’installer à Hollywood, où Paramount n’est que trop heureux de lui offrir un contrat. À son arrivée en sol américain, le réalisateur la couvre de cadeaux, dont une Rolls-Royce Phantom II verte que l’on pourra apercevoir dans leur prochain film, Cœurs brûlés (1930), dans lequel elle interprète à nouveau une chanteuse de cabaret, cette fois-ci aux côtés de Gary Cooper. On l’y voit chanter une chanson française, habillée de vêtements typiquement masculins, et embrasser une femme. C’était bien évidemment avant le code Hays de censure à Hollywood ! Elle remportera en 1931 l’oscar de la meilleure actrice pour ce rôle.

Entre 1930 et 1935, Marlene aura la vedette de pas moins de six films de von Sternberg, son amant avec qui elle vit avec sa fille Maria, dans lesquels ils travailleront de concert afin de lui construire une image de femme fatale mystérieuse et séduisante. Outre Cœurs brûlés, ces films incluent Agent X 27 (1931), Shanghaï Express (1932) avec Anna May Wong, Blonde Vénus (1932), L’impératrice Rouge (1934) et La femme et le Pantin (1935). Leur relation souvent houleuse fait éclater leur couple après ce dernier film ; il faut dire que Marlene aimait bien séduire ses co-vedettes, multipliant les amourettes, ce qui n’était pas toujours facile pour Josef. Elle lui dira « j’étais mariée quand tu m’as connue, tu ne t’attendais pas à ce que je sois fidèle ! »

Marlene Dietrich dans Shangaï Express

Actrice la mieux payée de l’époque, Marlene continuera d’interpréter des rôles de femmes fatales dans d’autres productions comme Le Jardin d’Allah (1936), Le Chevalier sans armure (1937), ou Ange (1937), mais ces films ne remportèrent pas le succès attendu, et la presse se mit à la surnommer « poison de box-office ». Elle se prit deux années de vacances sur la riviera méditerranéenne (pause durant laquelle elle enchaîna les amants et les amantes) avant de revenir à Hollywood jouer dans son premier western, Femme et Démon (1939) avec James Stewart, qui remporta un succès commercial et valut à sa carrière un second souffle.

Être une femme fatale ne la rendait pas moins intéressée à la politique. Lorsqu’elle apprit la décision du roi Édouard VIII d’abdiquer pour épouser la divorcée Wallis Simpson, elle affirma qu’elle se rendrait auprès du roi pour le séduire afin de le convaincre de rester sur le trône et ainsi sauver la monarchie britannique. L’histoire dit que son plan échoua lorsqu’elle fut arrêtée à la barrière.

Avec l’entrée des États-Unis dans la seconde guerre mondiale, Marlene prit résolument position contre le nazisme et se joindra même à l’United Service Organizations (USO), faisant la tournée des troupes avec d’autres vedettes et chantant pour les soldats de sa patrie d’adoption. Sa fille et biographe nous dit d’ailleurs qu’elle était prête à tout donner à la cause, y compris son corps. Après tout, si un jeune homme de la campagne pouvait avoir la chance de passer la nuit avec une vedette de cinéma ne serait-ce qu’une fois avant de sacrifier sa vie sur le champ de bataille, n’était-ce pas là une vie qui avait valu la peine d’être vécue ?

De retour à Hollywood, elle joue avec réticence dans La Scandaleuse de Berlin (1948) de Billy Wilder, n’aimant pas être associée au parti national socialiste de sa terre natale, mais Wilder lui laissa l’opportunité de montrer son côté comique, ce qui lui fit accepter le rôle.

En 1950, elle joue dans Le Grand Alibi (1950) d’Alfred Hitchcock, pour lequel son amie Edith Piaf lui « prête » sa chanson, La vie en rose, qu’elle interprète habillée de Dior. Une belle preuve de son amour pour tout ce qui est français, non ? Et on ne parle pas seulement de Jean Gabin, avec qui elle eut une importante relation.

Avec la cinquantaine et les offres de rôles diminuant, Marlene réinvente sa carrière pour aller se produire en chanson à Las Vegas. Dès 1953, c’est au Sahara Hotel qu’on peut assister à ses prestations. Retrouver un public de cabaret lui redonne vie. Elle aimait être aimée. Accompagnée de Burt Bacharach, son dernier amant en liste (on en a perdu le compte), elle débute en 1960 une tournée mondiale. Elle présentera son spectacle en Europe, mais aussi en Israël et en URSS. En 1967, elle triomphe à Broadway, obtenant l’année suivante un prix Tony honorifique.

Marlene Dietrich, 1963

Après une chute dans la fosse de l’orchestre en 1973 due à un abus d’alcool et une seconde chute à l’Opéra de Sydney en 1975, sa carrière au Music-Hall prend fin. Elle jouera dans un dernier film, C’est mon gigolo en 1978, avant de se cloîtrer dans son appartement parisien, restant alitée et ne recevant que la visite de sa fille et de quelques amis proches.

Elle s’éteint en 1992 à l’âge de 90 ans. Quoique ses obsèques furent célébrées à Paris, elle est enterrée à Berlin, non loin de sa mère. En 2001, lors d’une célébration pour son centenaire, on apprend qu’elle se serait probablement suicidée en avalant une large quantité de somnifères.

En 1993, l’état allemand réussit à racheter l’ensemble des biens de cette grande actrice, incluant 3000 vêtements, 1000 pièces de sa garde-robe, 16 500 photographies, des documents écrits, des affiches de films, des meubles, des bagages, etc. Le tout est entreposé et exposé au Musée de cinéma et télévision de Berlin.

Pour en savoir plus :

Marlene Dietrich – Wikipedia

Marlene Dietrich – IMDB

La vie et l’oeuvre de Marlene Dietrich racontées par A. Lavoie

Marlene Dietrich : No Angel – A Life of Marlene Dietrich

Musée de cinéma et télévision de Berlin

Evie B. Sweet

17 novembre 202217 novembre 2022

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