Secrets d’Alcôve du cinéma : « Les hommes s’endorment avec Gilda et se réveillent, déçus, avec moi. »

Pour ce troisième Secrets d’alcôve du cinéma, c’est la bombe Rita Hayworth et sa Gilda que nous allons découvrir ensemble.

Gilda est, aux yeux de beaucoup, absolument indissociable de Rita. Qui étaient donc ces deux femmes ? Rita était-elle aussi croqueuse d’hommes que Gilda ? Aujourd’hui, Lulu mène l’enquête et vous dévoile les petits secrets de tournage du film ! (et pas que…)

Number 1 : Gilda, un scénario mal préparé !

Contrairement à beaucoup de films, Gilda n’a pas été le bon exemple en terme de préparation. En effet, lorsque le tournage commence, le film n’est même pas écrit dans son intégralité… On n’imaginerait pas cela possible, et pourtant ! Les acteurs reçoivent les scènes au fur et à mesure. Et certaines scènes sont mêmes rajoutées à la dernière minute, alors qu’elles n’étaient pas du tout prévues dans l’idée de départ. C’est le cas des numéros dansés et chantés par exemple…

Certains dialogues sont même rejoués et ajoutés alors que le film est presque entièrement monté. Tout est fait pour que Rita soit mise en valeur au mieux et qu’elle soit LA star inconditionnelle du film, pour célébrer dignement son retour suite à son mariage avec Orson Welles.

Malgré ce tournage impossible, le film est bien ficelé et le scénario impeccable !

Number 2 : le « relooking » de Rita Hayworth

N’en déplaise à de trop nombreux détracteurs qui ne jurent que par le « C’était mieux avant ! Au moins, les femmes étaient plus naturelles », Rita Hayworth s’est vue, elle aussi, transformée par les mains des experts de l’époque pour rendre son physique plus bankable

Car avant d’être celle que tous les hommes désireraient, Rita (Margarita Carmen Cansino de son vrai nom) est avant tout une femme maltraitée par les hommes, son père en première ligne. Violent, alcoolique et incestueux, il pousse déjà la jeune Margarita sur scène à faire des numéros de danse dès sa plus tendre enfance : à 4 ans, elle est déjà sur scène…

Son premier mari, Edward Judson prend la suite et voit en elle un bel investissement. Il lui fait changer de nom et elle choisit alors « Hayworth » étant celui de sa mère, et qui a visiblement porté chance à celle-ci sur scène lors de ses passages pour les Ziegfeld Follies. Il lui impose un nouveau style capillaire : changement de couleur (les cheveux noirs, ça fait trop latino, c’est pas vendeur !) et traitement invasif par électrolyse ayant pour but de changer son implantation capillaire… Si, si, c’est possible ! Et hop, la brune Margarita devient la rousse Rita !

On ajoute à cela quelques leçons de maintien, des cours de diction, un changement de garde-robe, un régime drastique pour la rendre plus fine et une transformation du visage, et voilà, la métamorphose achevée… Parlons-en tiens de cette transformation du visage ! Il (toujours ce charmant mari) lui a fait arracher des molaires! Ar-ra-cher des molaires… Non, mais sérieux ! Visiblement le calcul est simple : moins de dents = visage plus fin donc = money money !

La métamorphose est terminée, le joli papillon peut maintenant s’envoler vers les sommets de la gloire…

Notons tout de même que ni les transformations, ni les hommes dominants ne sortent de la vie de Rita puisque son second mari, Orson Welles lui coupe les cheveux en public (joli coup de pub…) et la teint en blond platine par la suite…

Petite parenthèse sur ce couple mythique ! Quand Rita n’aspire qu’à une vie simple et familiale, entourée de ses enfants, Orson, lui ne pense qu’à enchaîner les conquêtes et ne vit que pour son travail. Ils finiront par divorcer peu après Gilda

Number 3 : Boum boum! des battements de cœur qui valent de l’or…

Après son rôle dans Gilda, Rita devient une star, une icône, un vrai « sex-symbol » que le tout Hollywood s’arrache. Elle fait fantasmer les hommes et rêver les jeunes filles. Pour tout le monde, c’est une évidence, Rita Hayworth doit passer à la postérité, mieux ! devenir immortelle…

Pour ce faire, une expédition enterre un copie de Gilda au pied de la Cordillère des Andes (drôle d’idée !) et on enregistre même un disque sur lequel, à travers un stéthoscope, ont été gravés les battements de cœur de Rita…

Heureusement que le numérique est apparu pour nous rendre immortel(le)s sans en passer par toutes ces idées vraiment bizarres !

Number 4 : Rita, bombe a(na)tomique

Pour donner suite à son statut de bombe atomique (vous voyez venir la comparaison douteuse ??), elle devient, à son insu, effigie d’une bombe atomique lâchée sur l’atoll de Bikini…

Rita sera furieuse lorsqu’elle apprendra être l’effigie d’un engin ayant causé la mort et la destruction… Elle souhaitera témoigner publiquement de sa colère, mais on lui déconseille, car cela ne fait pas très patriotique… Orson Welles, lui, ne se gêne pas pour déclarer qu’il espère qu’un jour sa « fille pourrait dire à sa fille que sa grand-mère a eu son image sur la dernière bombe atomique »… Mouais…

Personnellement, je préfère voir Rita en bikini de cette façon-ci !

Number 5 : le strip-tease le plus glam de tous les temps !

Parlons enfin de cette fameuse scène légendaire, que dis-je mythique ! Je veux bien sûr parler de la scène du gant.

Dans cette scène, Gilda, ivre, chante Put the Blame on Mame dans le casino clandestin de son mari, au milieu de la foule. Elle entame alors une danse des plus sensuelles qui va en faire rêver plus d’un !

Cette scène, étonnement, n’est pas coupée au montage comme on aurait pu le penser. Elle ne respecte pourtant pas vraiment le Code Hays dont nous avons déjà parlé dans les autres articles. Vous savez, c’est ce code qui censure tout ce qui est trop sexuel, sensuel, homosexuel, alcoolisé, etc, etc…

Ici, tout est suggestif, à commencer par le déhanché de Rita, tout est langoureux, tout est fait pour sublimer Rita…

Si vous voulez voir la scène, c’est par ici !

Et ça marche ! Après son rôle d’anthologie dans Gilda, Rita devient la « Reine d’Hollywood », la « Déesse de l’amour ». Les surnoms ne manquent pas pour qualifier celle qui fut autrefois Margarita Carmen Cansino et restera à jamais gravée dans nos mémoires…

Ainsi s’achève ce troisième article de Secrets d’alcôve du cinéma qui, je l’espère, vous aura plu !

À très vite, pour de nouveaux Secrets !

Lulusement vôtre !

Lulu Darling Poppins

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