Les Marionnades de Dollykitten, épisode 3

UNE PREMIERE JOURNEE BIEN MOUVEMENTEE

Aujourd’hui nous sommes le 17 Juillet 2019 et je suis arrivée en Nouvelle-Zélande le 7 Juin.

Que s’est-il passé tout le mois dernier ?

Mon programme initial n’était pas vraiment défini, j’avais une vague idée de ce que j’avais l’intention de faire, je savais juste que je voulais débuter mon séjour à Auckland, le temps de récupérer du décalage horaire, puis commencer mon Road Trip en direction de Wellington, c’est-à-dire vers le Sud.

Mais voilà les choses ne se passent pas toujours comme on les aurait imaginées. Heureusement que je n’avais rien planifié, ni réservé, car le timing que j’avais vaguement en tête allait être bien différent. Mon début de séjour aura en effet été semé de quelques embûches, qui finalement avec le recul me font bien rire ! Je me dis qu’il n’y a bien qu’à moi que ce genre de choses peuvent arriver ! C’est d’ailleurs le discours type de la nana égocentrique alors pour appuyer mon image de « Diva loufoque » nous appellerons ces petites galères des : Marionnades. Oui, rien que ça !

Nous sommes donc le 7 Juin, après 25 heures de trajet en avion me voici débarquée en Nouvelle-Zélande. Arrivée à l’aéroport j’observe les gens autour de moi et je découvre pour la première fois des Maoris, je sens le dépaysement me gagner…

Première étape : récupération des bagages.

Il faut savoir que la plupart des jeunes voyageurs en Nouvelle-Zélande, arrivés en Visa PVT (Permis Vacances Travail), débarquent en « backpacker » avec un énorme sac à dos et du matériel de Rando, prêts à gravir les montagnes et découvrir les paysages majestueux de la terre du Seigneur des Anneaux.

De mon côté je débarquais avec une énorme valise de 30 kg, une valise de 15 kg et un sac de voyage, sans oublier : le parapluie, Vintage of course !

Ma première angoisse était de perdre en route un de mes précieux bagages. Que serait donc une Diva sans son attirail ? Une fille tout ce qu’il y a de plus normal me direz-vous ? Je n’étais pas encore résolue à accepter un tel changement !

Heureusement pour moi toutes mes valises m’avaient bel et bien suivie, mais l’histoire ne commencerait pas si bien s’il ne manquait pas quelque chose ! Le parapluie…

Me voilà donc fraîchement arrivée (pas si fraîche que ça au vu du nombre d’heures de trajet) à essayer de me dépatouiller avec un agent de l’aéroport pour tenter de lui expliquer que mon précieux parapluie n’est pas arrivé à bon port. Était-il resté en France, coincé à Dubaï, envolé vers une aventure, seul, sur un nouveau continent ?

Les choses se compliquent une fois que l’agent tente de m’expliquer la procédure à suivre : comment vous dire que ma compréhension orale n’était pas forcément bien aiguisée surtout pour un premier contact avec l’accent bien prononcé des Kiwis ?

Il m’explique alors que mon précccieux (petite référence glissée subtilement) était bien arrivé quelque part à Auckland et que je n’aurai qu’à appeler un numéro de téléphone pour me faire livrer mon parapluie dès que possible. Je pensais alors très fort dans ma tête « Je veux bien vous appeler Monsieur, mais je fais comment avec un portable français et un niveau d’anglais assez limité ? »

Soit ! Je réglerai ce souci en temps voulu. Je récupère donc l’ensemble de mes effets personnels et me dirige vers la sortie de l’aéroport.

Deuxième angoisse : Comment vais-je faire pour me rendre jusqu’à mon auberge de jeunesse ?

Il faut savoir que durant mon trajet dans l’avion je me suis aperçue à mon grand désespoir que lors de la réservation je m’étais tout simplement trompée de jour pour mon arrivée à l’hébergement. Il est de notoriété publique que le trajet jusqu’à l’autre bout du monde Paris-Auckland ne prend que 5 heures d’avion, bien entendu…

Mon cerveau avait décrété que le décalage horaire et le temps de trajet n’aurait pas d’impact sur Dollykitten ! Eh bien oui ! Je suis bien une Diva ou pas ? Première Marionnade du voyage, c’était ma petite blague à moi-même, histoire de bien débuter mon aventure…

Heureusement j’ai pu accéder au Wi-fi dans l’avion et contacter une Pin-up vivant à Auckland qui m’avait gentiment proposé de m’aider si le besoin se faisait sentir ; son nom était Suzana. Elle m’avait ôté la peur de me voir ma réservation annulée car je ne m’étais pas présentée lors de la première nuit.

Revenons à l’interrogation en cours concernant mon premier trajet jusqu’à l’auberge.

Est-ce que vous aussi il vous arrive de vous faire tout un tas de scénarios dans votre tête avec toutes les possibilités possibles et inimaginables ?

Par exemple :

-Si je prends les transports en commun pour me rendre à l’auberge, ne risquerais-je pas de me perdre ? Ou de me faire un lumbago en tentant désespérément de traîner mes superbes valises imitation croco remplies prêtes à exploser ?

-Si je prends le Uber, où va-t-il m’attendre exactement ? Et si je n’arrive pas à le trouver va-t-il partir ? Mais s’il part je devrais tout de même le payer ! Cela m’est déjà arrivé à Londres…

-Si je prends le taxi est-ce que ça va me coûter mon bras gauche (le bras droit me sert à traîner lamentablement mes valises).

Après ce long voyage à travers le globe, je me suis octroyée le luxe de prendre le taxi (et de perdre la valeur de mon bras gauche au passage) celui-ci attendait juste devant l’entrée de l’aéroport et confort absolu : il me portait mes valises !

Une fois confortablement installée nous discutions avec le chauffeur, je comprends alors qu’il est indien. Il me pose des questions et m’explique brièvement le fonctionnement en Nouvelle-Zélande quand il comprend que je viens juste d’arriver.

J’observe les paysages par la fenêtre de la voiture, c’est toujours mon rituel préféré lorsque j’arrive dans un nouveau pays. Observer ce que je vois par la fenêtre pour m’en faire une première impression. Pas de chance pour moi : je ne vois que de l’autoroute, le ciel est tout gris et il pleut à torrent. On aurait pu rêver mieux en matière de première impression, mais je ne désespère pas (enfin pas encore !) l’hiver vient d’arriver en Nouvelle-Zélande pendant que la canicule s’installe en France.

Le taxi me dépose à l’auberge mais je peine alors à trouver l’entrée principale du bâtiment. Au moment où la voiture s’en va je tombe sur un homme qui semble lui aussi rechercher la réception de l’auberge. Je me mets alors à le suivre en me disant qu’il arrivera certainement à mieux se faire comprendre que moi. Après avoir fait le tour du bâtiment nous finissons par arriver à destination, il m’aide à porter ma valise pour atteindre le hall d’accueil. Il commence alors l’enregistrement de son arrivée, je comprends à son accent et à son allure qu’il est américain, je parierai même qu’il doit jouer au basket. Un peu cliché mais mon impression par la suite se verra confirmée !

A mon tour de débuter mon enregistrement, je me fais accueillir par un maori à l’air jovial, il me récapitule ma réservation. Je lui explique que j’avais mal calculé mon arrivée prévue initialement la veille lors de ma réservation. Il me fait comprendre que c’est assez courant et que ma réservation n’a pas été annulée pour autant.

Cependant lorsque j’avais réservé en ligne j’avais compris dans l’annonce qu’il s’agissait d’un petit hébergement pour 6 femmes dans lequel j’aurai ma propre chambre, le tout pour un prix très abordable, quelle aubaine !

Je remarque bien que l’auberge est plus grande que ce que j’avais imaginé. Je déchante vite quand il m’explique que j’ai finalement réservé une chambre dortoir pour 6 femmes.

Dire que j’avais l’intention de rester enfermée dans ma chambre et de sombrer comme la belle au bois dormant pendant 72 heures d’affilées ! Voilà donc une nouvelle Marionnade à ma collection …

Quand il voit ma réaction totalement désemparée il s’empresse de me rassurer et m’indique qu’il leur reste des chambres solos encore disponibles mais contre supplément, bien évidemment. Je ne cherche même pas à débattre je m’empresse d’accepter pour pouvoir enfin poser mes valises et me détendre après toutes ces émotions…

Je suis arrivée à l’auberge de jeunesse sous les coups de 13h, je ne pouvais pas me permettre d’aller me coucher directement au risque de souffrir du décalage horaire par la suite. Je n’avais rien dans le ventre et le chauffeur de taxi m’avait parlé d’un supermarché non loin dans le centre-ville d’Auckland. C’était une bonne occasion pour ne pas m’endormir et pour avoir un premier coup d’œil sur le centre qu’ils appellent ici le « CBD ».

Je m’y rends cette fois-ci en Uber. Quand celui-ci me dépose l’impression que j’ai à ce moment-là me rappelle celle que j’avais eu lors de mon arrivée à Los Angeles. Après avoir atterrie et déposée mes affaires ma copine m’avait emmené directement sur Hollywood Boulevard. J’y avais découvert la ville dans le brouhaha grisant de la découverte, là où les gens vivent normalement leur vie pendant que je les observe d’un air ébahi et intrigué avec les yeux d’une enfant qui découvre le monde.

J’ai toujours eu une sorte de fascination pour les grandes villes, peut-être parce que j’avais vécu mon enfance reculée dans la campagne bretonne.

Dans le CBD se trouve la fameuse SKY TOWER, elle se dresse au milieu de la ville comme un repère à suivre. Le centre-ville est très similaire aux différents Downtown des États-Unis : de grandes avenues, des feux tricolores se trouvant de l’autre côté de la route et des signales sonores pour les passages piétons, à la différence qu’en Nouvelle-Zélande ils roulent à gauche !

Ça y est j’y étais, j’étais vraiment immergée dans ma nouvelle vie à l’étranger ! J’allais faire un tour au supermarché pour acheter de quoi manger pour quelques jours. C’est très intéressant d’y voir la différence de choix proposés dans les différents pays, j’étais totalement perdue, je n’avais aucun repère et ne savais pas vraiment quoi acheter. Une fois mes emplettes terminées, après une petite heure de repérage de rayons, je me retrouvais le nez dehors. Je me demandais à ce moment-là par quel moyen j’allais pouvoir rentrer à l’auberge : je ne connaissais pas le trajet à pied et je n’avais pas internet sur mon téléphone pour commander un Uber et chercher l’itinéraire en bus. Cela me faisait un effet nouveau et particulier, on a tellement l’habitude d’utiliser nos téléphones qu’une fois sans réseau nous sommes totalement perdus, en tout cas c’était mon cas à ce moment précis.

Finalement après une dizaine de minutes je trouvais un taxi et rentrais tranquillement pour m’installer dans ma chambre. Je savourais alors mon repas sur mon lit, au calme et plongeais ensuite dans un profond sommeil bien mérité. L’aventure pourrait continuer le lendemain…

Impatient(e) de connaître la suite? Retrouve mes aventures dans mes stories Instagram.

Dollykitten

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Une réponse sur « Les Marionnades de Dollykitten, épisode 3 »

  1. Bravo Marion tu te débrouille très bien ,avec tous ces changements tu ne perds pas le nord .Quelques embûches et tu repars du bon pied .
    Le changement n’est pas évident,tu est jeune qu’elle chance de découvrir ce nouveau monde .Je te souhaite bonne continuation .
    Très intéressant ton histoire .Gros bisous Therese

    J'aime

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