Lila Chupa Hoops

Par Sally Rock’n Rolla

Véritable performeuse, Lila Chupa-Hoops nous a éblouis avec son déhanché à l’Elsass Rock & Jive 2018. Mêlant art burlesque et hula hoop, elle revient sur son parcours et nous présente son personnage.

Peux-tu te présenter en quelques lignes, d’où viens-tu ?

Je suis Lila Chupa-Hoops, artiste et professeur de hula-hoop. J’habite à Paris mais je me déplace partout pour faire vivre ma passion. J’ai commencé il y a huit ans et parmi toutes mes casquettes, il y en a une un petit peu particulière qui consiste à faire des numéros burlesques avec un ou plusieurs cerceaux.

Peux-tu nous expliquer d’où vient ton nom de scène ?

Lila, c’est mon deuxième prénom ! Je cherchais quelque chose de floral, frais et coloré alors ça tombait bien et c’est plus pratique à l’international que mon premier prénom (Margaux). Et Chupa-Hoops c’était bien sûr un jeu de mot avec les sucettes Chupa-Chups.

Que voulais-tu faire quand tu étais petite ?

J’étais plutôt douée à l’école mais je n’avais pas vraiment de passion et je n’étais pas du tout sportive non plus d’ailleurs. Je crois que j’admirais les femmes d’affaires en tailleur ou les hôtesses de l’air, mais dans le fond, l’idée d’avoir un travail ne m’a jamais beaucoup emballé.

Qu’est ce qui t’as menée au hula hoop, et ensuite au burlesque ?

Les deux sont presque arrivés en même temps. J’avais 22 ans et j’ai vu une anglaise dans un festival faire du cerceau, j’ai trouvé cela tellement beau, fluide et je me suis dit que je pouvais essayer aussi. Quelques mois plus tard, je voyageais seule en Italie et je suis allée au Micca Club à Rome, attirée par la musique électro swing et j’ai encore une fois été captivée, cette fois-ci par les performances burlesques. Alors je me suis dit que j’allais faire pareil mais avec des cerceaux !

Quel est ton parcours dans la vie professionnelle et le burlesque ?

J’ai un Master de Muséologie, fait à l’Ecole du Louvre. Je m’étais spécialisée plus précisément dans les musées liés à l’histoire militaire médiévale (armures, épées, tournois…). J’ai travaillé au Musée de l’Armée puis à Notre-Dame de Paris et je suis partie pour me consacrer à 100% à ma nouvelle vie, ça fait 5 ans déjà. Au final, je n’ai pas pris de chemin classique pour ma carrière artistique, je ne suis ni passée par la danse ni par le cirque. J’ai trouvé mes inspirations sur Youtube et comme ma discipline est un peu unique, j’ai eu une liberté totale.

Comment s’est passée ta première scène ?

La vraie toute première c’était freestyle, seulement trois mois après avoir découvert tout cet univers ! Je m’étais mis en tête que si je faisais un striptease, les gens seraient plus focalisés sur ça que mes figures au cerceau de débutante. Heureusement, j’ai pu me rattraper quelques mois plus tard grâce à Lady Flo qui m’a aidé à faire un vrai numéro avec un vrai costume, un scénario et même une chupa-chups géante !

As-tu une anecdote sur une de tes scènes ?

Il n’y a pas si longtemps, j’ai fais ma première scène burlesque sans mon cerceau. J’avais eu une idée avec des éventails en plumes et je me suis lancée, terrifiée ! Le cerceau me donne une assurance immédiate alors je dis chapeau à toutes mes collègues danseuses car sans mon accessoire magique, je me suis retrouvée sept ans en arrière avec les jambes qui tremblent…

Quelle est ta définition du burlesque ?

Ce que j’ai aimé dans le burlesque, avant même la culture rétro, c’est le fait que tout le monde peut y avoir une place. Surtout au niveau physique car avant je n’étais pas habituée à voir des « vrais » corps dénudés. C’est jouissif de se dire que la scène n’est pas seulement réservée aux gens de la télé ou des magazines. Ça m’a permis de faire mes premières scènes, sans jugement sur mon niveau ou sur mon apparence. D’ailleurs, je me vois encore refuser des contrats cabaret / cirque sur des critères purement physiques…

Comment définirais-tu ton style et art burlesque ?

Dans le jargon on appelle ça « hooptease ». Nous sommes assez peu à le faire et il y aurait tant à explorer. J’aime contraster entre un style rapide, très rock’n’roll et un style plus sensuel tout en rondeur. Même si je ne suis pas pin-up dans la vie de tous les jours, je me retrouve un peu dans ce personnage faussement innocent. J’aime séduire mais je reste naturelle avec une touche d’espièglerie. Je danse avec un jouet d’enfant mais je n’en suis pas moins une femme. (rires)

As-tu une autre passion à part le hula hoop et la scène burlesque ?

Le hula hoop m’a ouvert la porte du cirque et de la jonglerie. Tant de choses que j’aimerais savoir faire mais en ce moment ; je bidouille un peu de tout : des balles, des bâtons, des chapeaux, des éventails et même des fouets !

Pour finir, as-tu un mot, une phrase, qui pourrait te décrire ou résumer ta façon de penser ?

Une phrase en anglais qui parlera à beaucoup de mes collègues artistes ou en freelance : « You must learn to be three people at once : writer, character and reader. »

Retrouvez Lila ChupaHoops sur son profil Instagram

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